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Economie

Terra : « La réforme sucrière et le rapport de la BM cruciaux pour la durabilité de l’industrie »

Terra

Le groupe Terra qui a une superficie de 6,000 hectares sous culture de la canne à sucre, estime que le résultat de la réforme du sucre prévue et le rapport de la Banque mondiale seront cruciaux pour la durabilité de l’industrie. Le groupe a terminé les neuf mois de l’exercice financier 2020, avec des pertes de Rs 344 millions.

Le conglomérat mauricien Terra, enregistre des pertes de Rs 344 millions pour les neuf mois se terminant au 30 septembre 2020, contre des profits de Rs 19,3 millions à la période correspondante de 2019.

Le chiffre d’affaires enregistré cette année-ci par Terra est presque au même niveau que l’an dernier, soit Rs 3,1 milliards pour les neuf mois de 2020, contre Rs 3,2 milliards pour 2019. 

Les actifs totaux de Terra passe de Rs 20,6 milliards à la fin de décembre 2019 à Rs 19,9 milliards à la fin de septembre dernier. 

Le groupe, qui possède 7000 hectares de terres en pleine propriété, emploie  environ 1,300 employés. Terra se compose de quatre pôles autonomes: Sucre, Énergies, Brands et Immobilier et Loisirs.  

Le pôle le plus important est celui du « Brands », qui a généré 43,8% (Rs 1,4 milliard) du chiffre d’affaires total du groupe. Créée en 1931, Terra Brands Ltd, la holding du cluster Grays, est l’un des pionniers de l’industrie de la distillation à Maurice.

Les profits générés par ce pôle pour les neuf mois se terminant au 30 septembre se montent à Rs 55,6 millions contre Rs 65,8 millions pour la même période en 2019. 

Deuxième cluster contribuant le plus au niveau du Chiffre d’affaires du groupe, est l’Energie. Le groupe détient une participation majoritaire dans une centrale thermique de 2 x 35 MW détenue par Terragen Ltd, qui produit environ 370 GWh d’électricité par an à partir de la bagasse et du charbon.

Ce pôle a réalisé un CA de Rs 934 millions pour les neuf mois contre Rs 986 millions pour la période correspondante de 2019. Les profits chutent de Rs 69,6 millions à Rs 33 millions en 2020 (neuf mois). 

La rentabilité du cluster a été impactée par une réduction de l’énergie vendue au réseau, couplée à une baisse des tarifs et aux pertes d’une compagnie associée.

Troisième générateur du chiffre d’affaires de Terra, est le segment sucre. Terra cultive la canne à sucre et produit du sucre depuis 1838, lorsque les frères Harel ont acquis le domaine sucrier Belle Vue dans le nord de l’île Maurice.

Ce pôle possède 40% (Rs 8 milliards) des actifs totaux du groupe Terra. Le chiffre d’affaires de ce cluster passe de Rs 522 millions (neuf mois 2019) à Rs 556 millions (neuf mois 2020). 

Les pertes de ce cluster passent de Rs 171 millions, l’an dernier à Rs 150 millions cette année-ci. Le pôle sucre a été affecté par le  démarrage tardif de la récolte 2020, en raison des retards rencontrés dans les travaux d’entretien de l’usine, à la suite du récent verrouillage à la suite de la crise de la Covid-19. Cela a entraîné une baisse de la production de sucre.  

L’usine de Terra à de Belle Vue, Terra Milling Ltd, est considérée comme l’une des plus modernes de l’île, avec une capacité de traitement de 336 tonnes de canne à sucre par heure. 

Terra Milling Ltd produit jusqu’à 85 000 tonnes de sucres spéciaux pour le marché international. 

Au cours d’une année typique, l’usine transforme quelque 875 000 tonnes de canne à sucre et produit 93 000 tonnes de sucre.

Terra détient aussi une participation de 25,5% dans Sucrivoire, un producteur de canne à sucre et fabricant de sucre basé en Côte d’Ivoire. Sucrivoire produit environ 90 000 tonnes de sucre par an.

Terra s’attend à ce que les résultats globaux du segment s’améliorent par rapport à 2019, conséquence mécanique directe de la hausse des prix du sucre, dopée par une roupie plus faible. « Nous nous attendons à de meilleurs résultats de fin d’année pour le pôle sucre, résultant de l’amélioration des prix du sucre, qui resteront néanmoins en dessous du niveau de prix requis pour assurer la viabilité de la production de sucre. Le résultat de la réforme du sucre prévue et du rapport de la Banque mondiale seront cruciaux pour la durabilité de l’industrie », explique le conseil d’administration dans ses commentaires sur le bilan financier.