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Eid-ul-Fitr: Une fête de partage

Après un mois de carême, l’Eid-ul-Fitr annonce la fin du Ramadan. Comme chaque année, briani et vermicelle sont partagés avec les proches. Pour la deuxième année consécutive, cette fête est cependant perturbée par la Covid-19. 

Observé par : Tous les musulmans 
Signification : Marque la fin du ramadan.
Célébrations : Une prière particulière a lieu le matin, suivie du sermon d’un imam. 
Observances : Donner l’équivalent d’un repas aux pauvres (zakat al-Fitr).

Eid-ul-Fitr se traduit par “la fête de la rupture du jeûne”. Comme le début du Ramadan, l’Eid-ul-Fitr commence avec la première observation de la nouvelle lune.  

Le jour de l’Eid, tout le monde s’apprête pour cette journée festive en portant des vêtements neufs et parfois même de nouveaux bijoux. 

Amis et familles avaient pour tradition de se réunir pour partager un repas spécial en ce jour, mais cette année comme l’année dernière, avec des mesures de distanciation sociale en place due à la pandémie de la COVID-19, créer l’esprit de l’Eïd sera plus difficile.

Généralement, le jour de la fête, les hommes assistent aux prières à la Mosquée, alors que les femmes prient à la maison. Mais cette année encore les prières se feront à la maison, en raison des restrictions concernant les lieux de culte à Maurice.

Générosité

La générosité est un autre aspect important de la fête. Offrir fait partie des traditions de  l’Eid-ul-Fitr selon Nafissa Caunhye-Gendoo, manager de Caunhye Bijoux. « Habituellement les grands offrent des présents aux plus petits », explique-t-elle. Cette dernière ajoute que; « mais pour ma famille, vu que ma sœur n’est pas à Maurice, c’est pas pareil ». 

Nafissa Caunhye-Gendoo | Manager | Caunhye Bijoux

Le Zakat ou Zakaat, mot arabe traduit en français par « aumône légale » est l’un des cinq piliers de l’islam. C’est un devoir religieux pour tous les musulmans pour aider les nécessiteux où on donne au minimum l’équivalent d’un repas aux pauvres. Le terme « zakât » signifie littéralement « purification ».  « Après la prière au Mosqué les hommes partaient d’habitude au cimetière, mais tout a été chamboulé par la Covid-19, une fois de plus » explique Nafissa. 

La manager explique que malgré ce jour de fête, sa famille éprouve une grande peine. Cette peine, ce sont les victimes palestiniennes au coeur du conflit israelo-palestinien. Elle affirme qu’il y a aura une pensée spéciale pour les Palestiniens, en ce jour si important pour les musulmans.