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Etude d’Ocorian: Les investisseurs de la dette doutent de leurs capacités à gérer les défauts de paiement

Selon une étude de la firme internationale Ocorian, les investisseurs sur le marché de la dette privée doutent de leurs capacités à gérer les défauts de paiement de leurs clients.

Selon le Capital Markets report, intitulé Navigating CovExit : Searching for value in the debt markets, commandité par Ocorian, leader mondial des services fiduciaires aux entreprises, de la gestion de fonds d’investissement et des services pour marchés de capitaux, une grande majorité des investisseurs sur le marché de la dette privé ne croient pas en leur capacité à gérer le recouvrement des pertes, ce qui pourrait avoir de graves implications si les défauts de paiement des entreprises augmentent à mesure que les politiques de soutien, mises en place par les gouvernements en raison de la pandémie, sont supprimées.

Avec 207 milliards de dollars ayant été déployés par 327 fonds de prêts directs à travers le monde au cours des dix dernières années, l’étude souligne le manque de confiance qui règne parmi les investisseurs sur le fait que leur capacité de prêts directs soit suffisante pour surmonter les difficultés. Ils sont le moins confiants pour traiter le recouvrement des pertes (47%), l’évaluation des risques (53%), la production de relevés (54%) et le suivi des clauses restrictives de dette (57%).

Ocorian a commandité cette étude indépendante auprès de 100 décideurs sur les marchés de capitaux travaillant dans des banques d’investissement et des sociétés financières privées en Europe, en Amérique du Nord, en Afrique et en Asie pour évaluer leur préparation opérationnelle alors qu’ils planifient les stratégies d’investissement pour l’après-pandémie.  

Les sondés issus de sociétés comptant moins de 10 ans d’existence sont moins confiants quant à leur capacité à recouvrer les pertes en ce qui concerne le prêt direct. Seulement 41% d’entre eux ont exprimé leur confiance. Le niveau de confiance concernant les capacités de recouvrement des pertes était le plus bas parmi les sondés européens (28%) – nettement inférieur aux sondés nord-américains (40%), africains (48%) et asiatiques (72%).

Malgré leurs préoccupations, quelque 92% des sondés s’attendent à ce que les faillites d’entreprises et les restructurations présentent des opportunités pour eux au cours des 12 prochains mois, dont 22% pensent que les opportunités seront importantes. À l’échelle régionale, les firmes en Afrique étaient plus confiantes (96%) par rapport à ces opportunités.

« Le nombre relativement faible de défauts de paiement à ce jour indique que les investissements dans la dette privée ont été résilients. Cependant, le soutien gouvernemental et le faible coût des financements peuvent masquer un degré variable de traumatisme sur le marché. À mesure que ce soutien touche à sa fin et que les taux d’intérêt augmentent, on peut s’attendre à voir des entreprises en détresse, mais aussi des opportunités dans certains secteurs. La manière dont les gestionnaires de dettes privées réagiront sera variée, et il est fort probable que nous voyions le nombre de faucons dépasser les colombes », a dit Alan Booth, Global Head of Capital Markets chez Ocorian.

« Malgré leurs préoccupations d’ordre opérationnel et un affaiblissement des fondamentaux à court terme sur les marchés du crédit privé, les investisseurs sont de plus en plus attirés par le secteur, en prévision d’une restructuration de la dette ainsi que des fusions et acquisitions découlant de la pandémie. Cependant, les fonds passant du capital-investissement ou de l’immobilier au prêt direct peuvent rencontrer des difficultés dans l’adaptation de leur infrastructure pour répondre à leur besoin d’une mise en œuvre rapide ».

« Il est vital que les gestionnaires aient des procédures robustes et évolutives en matière d’opération, de gestion des risques et de mise en conformité, que ce soit en interne ou à travers une prestation externalisée pour éviter les retards et les risques inutiles pour eux-mêmes et leurs sociétés en commandité ».

« Le rapport montre que l’arrivée des vaccins tant attendus a un impact direct sur les perspectives de reprise des économies. De plus, selon cette étude, les investisseurs se concentrent désormais sur des stratégies de prêt. Alors qu’il existe toujours un élément d’incertitude lié à la pandémie, chez Ocorian, nous sommes en mesure d’aider nos clients à améliorer leur résilience et à rationaliser leurs opérations », a ajouté Robert Hovenier, Managing Director du bureau d’Ocorian à Maurice.

Pour télécharger l’intégralité du rapport « Navigating CovExit: searching for value in the debt markets ». Pour visionner en replay le webinar « Debt in distress: how can private capital practitioners adapt to the challenges ahead? »