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« Le prix du ciment n’est pas un facteur déterminant dans la hausse des coûts de construction », selon Kolos

L’impact économique de la pandémie continue d’influer sur l’ensemble de l’industrie de la construction à l’Ile Maurice. Appréciation du dollar, dépréciation de la roupie, arrêt de la chaîne d’approvisionnement, hausse des coûts des différentes matières premières, hausse du coût du transport maritime, pénurie de conteneurs et de bateaux sont autant de facteurs qui influent négativement sur le coût général de la construction d’une maison, souligne la compagnie Kolos dans une communication envoyée à la presse.

« Il est primordial, d’abord, d’examiner l’ensemble des coûts inclus dans un projet de construction. Outre le ciment, les matériaux incluent les blocs, le bois, les agrégats (rocksand et macadam) et les barres de fer entre autres. Un projet de maison comprend la fondation, les colonnes, en passant par les séparations, la dalle jusqu’à la peinture, l’électricité, l’eau et l’installation des ouvertures », souligne d’emblée Kolos, le spécialiste du ciment. 

Le prix d’une tonne de ferraille est passé de Rs 32 000 à Rs 48 000 en à peine 9 mois. La main-d’œuvre représente 34%, la proportion la plus importante dans un budget de construction et les coûts journaliers ont grimpé de Rs 1 000 à Rs 1 500. Aujourd’hui les consommateurs doivent débourser 50% de plus pour la main-d’œuvre, est-il expliqué.

Le ciment, en revanche, ne représente que 18% du coût total de la construction d’une maison individuelle. « Par exemple, pour une maison classique de 150 mètres carrés (1,500 pieds carrés) un maximum de 2,000 sacs de ciment sont utilisés (cela comprend le coulage de la salle et du sol avec du ciment en sac, ainsi que la pose de blocs, le crépissage et le coulage des poutres et des colonnes). Il faut compter grosso modo Rs 300 000 pour les sacs de ciment pour un coût total de Rs 1 700 000 à peu près », souligne Kolos dans son communiqué. 

Une matière première importée   

Rappelons que le ciment est avant tout un matériau importé principalement par voie maritime à l’Ile Maurice. Le transport représente ainsi une part importante dans le prix final du ciment. « Ainsi, la reprise des activités économiques aux Etats-Unis a considérablement accentué la pression sur les ressources de transport au niveau mondial. L’Ile Maurice n’échappe pas à cette problématique et il arrive que le transport coûte plus cher que le ciment lui-même, à la tonne. Un point important à souligner, est que Maurice bénéficie aujourd’hui du prix de ciment le moins cher de l’Océan Indien devant La Réunion et Madagascar, deux pays qui importent mais produisent également leur ciment », argue la compagnie.

Un ajustement inévitable du prix de vente

L’instabilité du taux de change représente également un facteur aggravant dans la structure des prix des matériaux de construction importés. « La dépréciation graduelle et constante de la roupie par rapport au dollar pèse lourd dans la facture d’importation. Ainsi, depuis le 1er janvier 2020, le coût d’achat du ciment a augmenté de 21% du fait de cette dépréciation », souligne Kolos. 

A Maurice, la consommation du ciment reste soutenue mais le marché mauricien ne peut échapper aux pressions causées par la flambée des prix et des coûts sur le marché international.