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Culture

Salon du Livre et des Libraires au Hennessy Hotel | Des férus du livre répondent présents

Le stand des Éditions de l’Océan Indien (EOI) avec l’ouvrage de Georges Chung Tik Kan sur le post-Covid offert aux visiteurs.

S’ils n’étaient pas nombreux à se déplacer pour le Salon du Livre et des Libraires au Hennessy Park Hotel le week-end dernier, il faut saluer ceux qui ont visité l’événement. Des amoureux de mots et de papier.

En maintes fois renvoyé, le Salon du Livre et des Libraires s’est finalement tenu le 30 octobre dernier. Cinq exposants étaient présents, soit Le Trèfle, Le Printemps, Les Éditions de L’Océan Indien, le Book Court et Petrusmok, la bibliothèque de l’hôtel.

De livres, il y en avait pour tous les goûts et pour tous les âges. Des romans, des bandes dessinées, des livres psy, socio, du reiki, du Dalaï Lama, du Robin Sharma, du Jacques Maunick et du Georges Chung Tik Kan, pour ne citer que ceux-là.

Le Salon se voulait avant tout une rencontre des amoureux et des passionnés du livre, qu’ils soient de chevet, de voyage ou de passe-temps pour une lecture légère.

Les deux jours étaient jonchés de débats sur des thèmes précis, à savoir le parcours de combattant d’auteurs débutants pour se trouver un éditeur et un imprimeur et aussi le rôle des imprimeurs, des éditeurs et des libraires. Ici, il faut saluer l’intervention du libraire de l’EOI qui a expliqué que c’est par passion qu’il fait ce métier qui disparaîtra peu à peu, selon lui.

Le débat sur le dernier thème a été fort utile le dimanche 31 octobre, animé conjointement par Finlay Salesse et Alain Gordon-Gentil avec la présence d’un libraire, André Lam, DG de Book Court, et de sa fille Gini Lam, de même que de jeunes auteurs, comme Nazra Emamdee, ou le déjà connu Assad Bhuglah qui a quelques ouvrages publiés.

Le débat de dimanche était animé conjointement par Finlay Salesse et Alain Gordon-Gentil.

Pour Alain Gordon-Gentil, l’éditeur est le tout premier maillon de la chaîne d’un manuscrit qui deviendra un ouvrage. “Il y a un foisonnement de manuscrits qui tombent chaque mois à Maurice, certains ont le niveau, d’autres demandent quelques retouches de la part de l’éditeur qui porte un regard extérieur professionnel sur l’ouvrage”, avance-t-il.

Pour André Lam de Book Court, “c’est un rapport des forces, car le livre est un outil culturel mais en même temps commercial”. Il ajoute, pince sans rire, que “si quelqu’un n’investit pas dans les livres et le savoir, alors il n’a qu’à le faire dans l’ignorance”.

André Lam reconnaît que les libraires sont confrontés aux aléas économiques, dont les loyers des centres commerciaux qui augmentent chaque année, d’où le besoin de ponctionner 30 % sur la vente des livres d’auteurs et “c’est contre notre gré”.

Finalement, de quel côté où l’on se trouve, le livre demeure un ciment entre ceux qui ont à cœur la beauté de la pensée pluriculturelle, le poids des mots, l’amour du partage des idées. Aussi, le besoin de toucher, de feuilleter, de croquer ces lettres qui construisent des histoires, qui font souvent rêver et planer. Le temps d’une lecture.

Bref, l’amour du livre est éternel. Et c’est tant mieux.