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Economie

L’économiste Hippolyte Fofack dénonce l’écart narratif qui existe dans la couverture médiatique de l’Afrique

Dr Hippolyte Fofack | économiste | Afreximbank

Le Dr Hippolyte Fofack, économiste en chef chez Afreximbank dénonce le fossé narratif affectant le commerce en Afrique. Il s’exprimait lors d’un atelier médiatique avant les assemblées annuelles d’Afreximbank au Caire, en Égypte.

Selon le  Dr Hippolyte Fofack, il existe actuellement une lacune narrative de l’histoire africaine où le rôle très important de la zone de libre échange continentale africaine (ZLECA)  n’est pas raconté. Il a déclaré que l’écart de perception affecte le commerce avec les pays africains. “Nous sommes véritablement une institution africaine qui croit qu’il est important de combler le fossé narratif afin de devenir une force de développement économique dans le monde”, a-t-il dit 

Selon lui, en raison de ce fossé narratif, un produit fabriqué en Afrique a moins de chance d’être vendu comparé à celui fabriqué en Occident ou ailleurs.  “Les produits fabriqués en Afrique ne seraient pas le premier choix pour beaucoup d’entre vous à cause de cette lacune narrative. Un produit avec une étiquette Made in France, ou  Made in UK, ou Made in China, a beaucoup plus de  chances d’être vendu  qu’un produit labellisé Made in Cameroon ou Made in Mozambique. On peut constater comment les ramifications de l’écart narratif s’étendent jusque dans l’économie et la finance”, a-t-il ajouté. 

Le Dr Hippolyte Fofack estime que les médias africains devraient y remédier d’autant plus avec l’avènement du ZLECA. 

La ZLECA, est un projet de zone de libre-échange en cours de création sur l’ensemble du continent africain. Elle doit regrouper la zone tripartite de libre-échange, qui doit inclure le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), avec d’autre part la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union du Maghreb arabe et la Communauté des États sahélo-sahariens. L’objectif du projet est d’intégrer à terme l’ensemble des 55 États de l’Union africaine au sein de la zone de libre-échange.