Home » “Le premier défi de l’Afrique  est de réaliser les initiatives d’infrastructures” – Abdel Fattah Al-Sissi
Economie

“Le premier défi de l’Afrique  est de réaliser les initiatives d’infrastructures” – Abdel Fattah Al-Sissi

Abdel Fattah Al-Sissi | Président | Egypte | (@CNN)

“Si nous voulons changer le visage du continent africain et en faire un continent capable de réaliser les espoirs de son peuple et de sa jeunesse, nous devons développer les infrastructures pour y arriver”, a déclaré au Caire, le Président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, lors de l’AGM d’Afreximbank, jeudi 16 juin.

“Le premier défi du continent africain est de réaliser des initiatives d’infrastructures continentales. C’est le rêve du peuple surtout dans les pays très peuplés et l’espoir de la jeunesse. D’énormes investissements sont nécessaires pour atteindre les objectifs et les ambitions d’une Afrique intégrée”, a d’emblée souligné Abdel Fattah Al-Sisi, Président de la république arabe d’Égypte, lors du deuxième jour de la réunion annuelle de l’Afreximbank, qui se tient actuellement au Caire, sous le thème “Réaliser le potentiel de la zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA) à l’ère post-COVID-19 – Tirer parti du pouvoir de la jeunesse”.

Le président égyptien a souligné que son pays a dépensé entre 400 et 500 milliards de dollars au cours des sept dernières années pour construire des infrastructures adéquates essentielles à son développement. “Ce que nous avons mis en œuvre ne concernait qu’une zone de 10 à 12 % du total d’un million de kilomètres carrés de l’Égypte”, a-t-il noté. “Est-ce que l’infrastructure en Afrique est suffisante pour répondre à nos aspirations”, s’est-il interrogé. Et d’ajouter : “Comment peut-on réaliser le rêve africain, s’il n’y a pas de routes, de voies ferroviaires, ni de vols directs entre les pays africains?

Il a affirmé que lors d’un voyage en Europe, il a demandé aux banques européennes si elles pouvaient fournir les sommes nécessaires pour financer les infrastructures en Afrique. “Personne ne m’a répondu”, a-t-il dit. Tout en soulignant, qu’il y a un écart entre les réalités et les capacités des pays africains. 

Al-Sissi a ajouté que le manque de sécurité et de stabilité était le deuxième obstacle au développement de l’Afrique.  “Est-ce que les risques dans nos pays augmentent les risques de crédit? Il faut se poser la question. La sécurité et la stabilité sont deux facteurs fondamentaux de n’importe quel changement. S’il n’y a ni sécurité, ni stabilité, il n’y aura pas d’investissement étranger.  Si la sécurité et la stabilité sont absentes dans un pays, ne vous attendez pas à ce que ce pays progresse“, a-t-il déclaré.

Revenant sur le thème de l’AGM de l’Afreximbank, Al-Sissi souligne le rôle prépondérant que la jeunesse africaine doit jouer pour le succès de la Zone de libre-échange continentale africaine, notamment avec plus de 170 millions jeunes appelés à rejoindre le marché du travail sur le continent au cours des cinq prochaines années. 

Selon lui, l’intégration interafricaine est primordiale. “Je rêve pour l’Afrique, parce que les gens ont besoin de vivre une vie décente et ont le droit de réaliser leurs rêves. Si, avec l’aide de Dieu, on me donne les ressources qu’il faut, alors je vais fournir l’aide nécessaire à tous les pays africains, parce que l’Afrique va surmonter les défis qu’en étant soudé”, a-t-il dit.